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La famille Addams le film (2019)
La famille Addams le film   TITRE ORIGINAL : The Addams Family
  ANNÉE DE PRODUCTION : 2019
  STUDIOS : [PARAMOUNT PICTURES] [MGM] [CINESITE STUDIOS]
  GENRES : [FAMILIAL & JEUNESSE] [FANTASTIQUE & MYTHE] [COMéDIE] [ANIMATION 3D]
  AUTEUR : [ADDAMS CHARLES]
  TYPE & DURÉE : 1 FILM 87 mins
Staff
Liste des épisodes
Episodes
Musique et voix de l'animé
Paroles
États-Unis
Synopsis
« C’est hideux... C’est horrible... C’est notre chez-nous ! », se réjouissent Gomez et Morticia Addams, jeunes mariés, en entrant dans leur future maison. Feutré d'une brume qui ne laisse passer la lumière du soleil, ce couple macabre choisit d'installer leur petit nid d'amour dans un asile psychiatrique abandonné, loin de l'ire de la plèbe qui ne les comprend pas et les traque à coup de fourches. Treize années passent, Gomez et sa "cara mia" forment un ménage lugubrement heureux avec leurs enfants qui passent joyeusement leur temps à se trucider mutuellement. Mais voilà, une lumière va éclairer leur terne paysage : un village d'humains normaux s'est construit au pied de leur colline. La présence de leur sombre bâtisse en irrite plus d'un et en particulier la coqueluche des médias et animatrice déco : Margaux. Cette promotrice immobilière voit d'un très mauvais œil ce manoir qui fait tâche à sa ville rose bonbon et va tenter de chasser les Addams à tout prix ! Comble de l'ironie, sa propre fille, Parker, se lie d'amitié avec Mercredi, la fille gothique des Addams, qui veut découvrir le monde extérieur au grand dam de ses parents !

-Bubu-
Critiques
Tadatada... Clac Clac... Tadada Tadada Tatada... Clac clac. A l'écoute de cette petite musique devenue culte, des petits yeux s'émoustillent à l'idée de revoir la famille la plus macabre et célèbre du 7e art près de 82 ans plus tard et 28 ans après leur apparition sur le grand écran, dans un film devenu culte avec Christina Ricci et Anjelica Huston. Fort est de constater que ce film d'animation est une jolie lettre d'amour aux personnages créés par Charles Addams (cf. NDLR) et rend hommage à leurs origines.
Anticonformistes, atypiques, dérangés, adeptes des jeux violents, les Addams forment l'antithèse géniale à toute famille « respectable ». Pour autant leur non-conformité ne les rend pourtant pas malheureux-ses, ils et elles forment au contraire une famille unie, avec à sa tête un couple passionnellement amoureux. De quoi donner des doutes sur le bonheur promis aux « bonnes » familles. C'est ce qui a plu à plusieurs générations de gosses depuis leur toute première apparition sur le petit écran en 1964.
Justement le film nous propose un contraste saisissant entre la "bonne" famille, incarnée par l'égocentrique Margaux et la triste Parker qui veut attirer l'attention de sa mère, trop accaparée par son travail, et celle des Addams dans laquelle les enfants "s’épanouissent" pleinement.
Heureusement, les scénaristes ont évité l'écueil d'un manichéisme lourdingue en présentant les défauts dans chacun des deux clans. Les Addams (et plus particulièrement Morticia), en dépit du glauque dans lequel ils baignent, surprotègent leurs enfants au point de les étouffer et les pousser, notamment Mercredi, à fuguer tandis que tout n'est que faux-semblant chez Margaux, afin de plaire à son public, ignorant superbement les sentiments de sa propre fille.
Autant l'affirmer de suite, ce film est avant tout destiné aux enfants, ce n'est pas l'oncle Fétide (ou Fester) qui vous le dira le contraire. Cela se remarque dès le character design.

Question chara-design et graphismes, les scénaristes se sont clairement inspirés de la bande dessinée originale de Charles Addams (cf. NDLR) et de la série animée. Certains pourront être rebutés et, en particulier, ceux qui ont été baignés par la série en noir et blanc et les films en prise de vue réelle des années 1990. Si on prend le cas de Gomez, dans ces adaptations, il est l'archétype du danseur de tango argentin, très fin, très élancé, avec la petite moustache et les cheveux gommés en arrière. Alors que dans le dessin animé et le long métrage, il est rondouillard, a des yeux vitreux tout en possédant une certaine élégance à l'italienne. D'ailleurs Kev Adams,qui le double en français, lui confère un accent italien non présent dans la v.o. accentuant de ce fait ce trait caricatural.
L'aspect cadavérique de Morticia, les cheveux blonds de Bugsley et la tête d’œuf de Mercredi sont tirés du D.A. et de la B.D.
On sent la volonté des artistes à la fois de viser le grand public et de retranscrire assez fidèlement l'esprit de la bande dessinée. Bien entendu et, contrairement aux autres longs métrages, les personnages ne sont pas totalement représentés à l’identique afin de produire un film familial. Prenez par exemple l'oncle Fétide, personnage central de la trilogie de 1990, est dans l'imagerie populaire crasseux, putride et naïf. Ici, il est plutôt anecdotique et tient le rôle du bouffon bêta servant quelques gags.

Au niveau des textures et des graphismes, les réalisateurs remplissent leur contrat sans pour autant égaler la qualité d'un Pixar. En revanche, le travail sur le contraste des couleurs est très bien effectué, dedans et en-dehors de la demeure des Addams.
Comme je l'ai dit plus haut, le film est avant tout axé sur les enfants sans pour autant tomber dans le nanar politiquement correct.

Les principaux protagonistes sont avant tout Busgley et Mercredi Addams afin que les enfants s'y identifient. La quête des enfants est plutôt originale et s'écarte quelque peu de la BD. Cela dit, il y a deux poids deux mesures. Autant la sous-intrigue autour de la Mazurka de Bugsley, un rite initiatique pour être à la hauteur de son illustre père face aux regards des patriarches de la famille Addams, est très secondaire autant la quête identitaire de Mercredi est plus intéressante. Elle est construite comme une ode à la tolérance et à l'acceptation de la différence.

On observe également une critique acerbe et grossière de l’inter-connectivité, des réseaux sociaux et de leur ampleur.
Pourquoi grossière me demandez-vous ? Film pour enfants ne signifie pas que tous les parents et autres gens vont forcément agir comme des moutons de Panurge sur la base d'un simple tweet !
Cette volonté pédagogique d'exposer aux plus jeunes les méfaits des fake news et de ces réseaux sociaux, qui partagent constamment des amalgames stupides, est une bonne initiative. Néanmoins, ils auraient pu la mettre en scène de manière plus subtile.
Toutefois les auteurs ont voulu moderniser le mythe des Addams et, dans l'ensemble, c'est plutôt une bonne trouvaille. Notre société contemporaine n'est pas moins normative qu'au XXe siècle. De plus, certains gags sont mis au goût du jour. Pour illustrer ceci, citons La Chose (main tranchée serviable qui galope dans les couloirs) s'amusant à regarder des sites coquins ou la dissection de la grenouille version Frankenstein de Mercredi.
Effectivement la pâle jeune fille est sans nul doute le pilier du film et dans la lignée de ce que proposait Christina Ricci en son temps : silencieuse, sombre, gothique, intelligente, destructrice et surtout cynique au possible.
C'est elle qui s'octroie les meilleurs punchlines qui feront bien rire petits et grands.

A propos de l'humour, on retrouve l'esprit macabre de la BD tout en restant bon enfant. Bien que les Addams passent leur temps à essayer de s’entre-tuer ou de liquider leurs semblables à grand renfort d’armes blanches, de bombes ou de pistolets, la drôlerie de l’ensemble désamorce la violence. C'est un esprit cartoon façon Looney Tunes baigné d'un délicieux humour noir et grinçant si caractéristique des Addams. Une mention spéciale est à décerner au lion des Addams, présent également dans la série de 1964, qui est une excellente parodie de l'animal iconique de la Metro-Golwyn-Mayer (Droopy, Tex Avery) qui co-produit le film. Alors quand le fauve se promène en ville comme un toutou au milieu des passants apeurés, cela donne des situations très cocasses. Pour ma part, il est dommageable qu'il n'est pas autant de temps de présence que l'oncle Fétide, présenté comme le boulet de service, et que l'animatrice de télé-réalité vole quelque peu la vedette aux Addams.

Dans un autre registre la musique, qui réjouira plusieurs nostalgiques, contribue au comique de situation grâce au majordome Max (Lurch en v.o.), inspiré du monstre de Frankenstein, qui s'exerce à différents airs connus sur son orgue poussant ainsi parents et enfants à claquer des doigts pendant la projection.

Jouant en permanence sur la carte du décalage, le long métrage n'est cependant pas qu'une suite de péripéties comiques. Il met en exergue le droit d’être différent tout en célébrant l’amitié et l’amour familial. On pourrait regretter sans doute une fin excessivement mièvre, écueil qu'a évité à raison Hôtel Transylvanie, meilleure comédie horrifique de cette dernière décennie.

Ma conclusion : Pour les vieux briscards des films des années 1990 ou de la série, ce film d'animation n'est pas vraiment fait pour vous. Certes l'esprit de vos personnages favoris n'est pas trahi et on retrouve avec plaisir la B.O. qui a bercé plusieurs générations ainsi que l'humour noir si cher aux Addams.
N'égalant pas l'excellente saga Hotel Transylvanie, dans le même genre et beaucoup plus délirant, La famille Addams (film) reste un opus d’honnête facture, à l’imagerie lugubre et un peu trash, dans l'esprit du dessin animé, qui réjouira les bambins et plaira à quelques nostalgiques.
Pour l'anecdote, au générique de fin (parodiant celui de la série des années 1960) dans la salle de cinéma, on a été plusieurs à claquer des doigts.

Clac, clac !

Note finale : 13/20

-Bubu-
Note de la rédaction
Bande annonce


• Mis en scène par les réalisateurs du controversé Sausage Party (Greg Tiernan et Conrad Vernon), le long-métrage reprend le design de la toute première apparition de la célèbre famille : des dessins signés Charles Addams et publiés pour la première fois en 1938 dans The New Yorker. Depuis, de nombreuses adaptations en séries télévisées et en dessins animés ont vu le jour. La plus célèbre étant le long-métrage de Barry Sonnenfeld (1991).

• Dans le film, la famille emménage à Westfield, dans le New Jersey, où a grandi Charles Addams, l'auteur de la bande dessinée.

• Une première version de La Famille Addams était en projet en 2010. Elle devait être réalisée en stop-motion par Tim Burton mais est finalement tombée à l'eau.
Licencié par :

Universal Pictures
Distributeur Ciné

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États-Unis
La famille Addams le film © 2019 ADDAMS Charles / Paramount Pictures, MGM, Cinesite Studios

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